Comparatif des motions

A quelques jours du vote du 6 novembre et après la fin des débats en section, je vous propose un comparatif le plus objectif possible dans la reprise de ce que propose les motions thème par thème. Ma propre analyse est évidemment, par nature, plus subjective. Le travail du  Nouvel Observateur  m'a été bien utile.

MONDIALISATION

Mondialisation, crise financière
Modèle de développement : croissance et politique industrielle
L'enseignement supérieur et la recherche
RECONCILIER DYNAMISME ECONOMIQUE ET PROGRES SOCIAL
Emploi, travail, pouvoir d’achat
Le logement
La fiscalité
L'éducation
Dialogue social
La santé
La retraite
Les services publics
L’EXCELLENCE ENVIRONNEMENTALE
L'écologie
UNE SOCIETE APAISEE ET FAVORISER L’EMANCIPATION
L'immigration
Les questions de société
La politique de la ville
Sécurité et justice
La laïcité
LA DEMOCRATIE JUSQU’AU BOUT
Les institutions
La décentralisation
Les médias, la culture et le sport
Europe
LE PARTI
Valeurs et identité
Fonctionnement du Parti
Stratégies électorales
Les présidentielles

BILAN GLOBAL

La motion E se détache très nettement. C'est logique puisque c'est la motion qui précise le plus, à travers de nombreuses propositions, les principes et objectifs qu'elle met en avant. Sa note globale avoisinerait le 8/10. Sur sa conception du parti, sur la fiscalité, les retraites, son modèle de développement, l'immigration, la laïcité, la décentralisation, les retraites, le travail et le pouvoir d'achat, elle est plus innovante et précise.
On trouve ensuite les motions A, C et D (entre 5 et 6/10).
La motion A patit d'une logique de texte qui reste sur les principes, les intentions et qui ne rentre pas souvent dans les propositions concrètes. Elle est conservatrice sur le parti. Elle est cohérente mais peu innovante en général.
La motion C est parfois très précise et performante (logement, éducation) et parfois aussi très légère ou absente du débat (politique de la ville, décentralisation).
La motion D est la plus surprenante. On sent que plusieurs cultures politiques s'y melent (s'y ajoutent ? s'y opposent ?) avec une cohérence difficile à trouver même si on peut y trouver de très bonnes propositions (immigration, europe, mondialisation, fiscalité).
Les motions B et F sont un cran en deça, car beaucoup de sujets ne sont pas abordés ou simplement effleurés. Les approches sont souvent intéressantes. Sans les manques, la motion B serait au niveau des A, C et D.
Ce n'est évidemment que mon avis et vous pouvez vous livrer au même exercice que moi en parcourant thématique par thématique.

Dimanche 2 novembre 2008
Motions A B C D E F
Note/4 pts 0 0 0 2 3 0

Beaucoup de différences quand il faut passer aux propositions concrêtes.

Motion A

"Une convention sera organisée pour fixer les modalités de désignation du candidat socialiste avec l’objectif de créer une dynamique populaire à gauche et de ne pas dessaisir les militants socialistes de leur choix."

Motion B

"Au stade des motions, l’important devrait être de définir l’orientation politique. C’est au moment du vote du premier secrétaire que le choix du leader s’effectuera. Or c’est le contraire qui est en train de se produire. Même si certain(e)s n’affichent pas (ou plus) clairement leur candidature, cela ne trompe personne : on demande aux militants de choisir dès le stade des motions entre trois candidats au leadership que seules des nuances séparent sur le fond. Ce vote a en outre toutes les chances de ne rien trancher du tout. L’appel au chef ne peut pas être le seul programme du Parti socialiste".

Motion C

Ne se prononce pas non plus


Motion D

"Des primaires dignes de ce nom pour mettre le Parti en position de force face à la droite en 2012 auront lieu au printemps 2011, un an avant le grand rendez-vous avec les Français. Elles seront rythmées par d’authentiques débats contradictoires approfondis dans plusieurs grandes villes de France. Elles seront médiatisées afin que les adhérents, les sympathisants et les électeurs puissent se passionner pour le débat démocratique en notre sein. Aujourd’hui, ce sont les militants qui décident. Dans le dialogue avec nos partenaires, nous travaillerons à ouvrir plus largement la décision à ceux qui se reconnaissent dans le socialisme, afin de donner plus de force à notre candidat. Les principes et modalités seront arrêtés par le Conseil National."

Motion E

"Un élargissement du collège électoral de désignation du candidat sera mis en place en direction de ses sympathisants. L’organisation de ces primaires de masse sera soumise à une procédure validée par les adhérents du PS."

Motion F

Ne se prononce pas

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Dimanche 2 novembre 2008
Motions A B C D E F
Note/4 pts 3 3 2 1 4 0

La LCR ou le NPA aiguillon de la gauche ??? (motion D). Visiblement, certains jugent utiles les alliances avec le Modem dans les territoires (cf les exemples de maires des motions A-C-D) mais refuseraient les électeurs démocrates sur le plan national. Une nouvelle fois sous la Vème République, c'est la stratégie mitterandienne qui s'appliquera.

Motion A

"Nous ne recherchons pas de rapprochement avec des partis qui ne choisissent pas clairement la gauche. Nous assumerons donc le rapport de forces. Et cela vaut également à l’égard d’une extrême gauche dont l’audience confirme surtout une désespérance sociale à laquelle nous devons répondre de la seule manière qui soit : par une opposition juste, un projet pertinent et l’espoir de l’alternative."

Motion B

"Nous voulons un Parti durablement à 35% des voix. Cette ambition ne sera pas facile à atteindre. Elle suppose de modifier profondément le fonctionnement du parti. C’est une exigence pour que le rassemblement de la gauche s’effectue le moment venu, dans un rapport de force permettant de lui donner une vraie dynamique. Ceci ne nous empêche pas de respecter totalement le travail de nos partenaires, en particulier les Verts, qui ont joué un rôle très utile de précurseur sur bon nombre de sujets. L’essentiel aujourd’hui n’est pas de discuter des alliances impossibles avec Besancenot ou Bayrou, qui de toute façon n'en veulent pas et ne rêvent au contraire que de capter une partie significative de l'électorat de gauche".

Motion C

"Il est inconcevable qu’un parti de gouvernement comme le PS s’exonère d’une réflexion approfondie sur les questions stratégiques. Surtout lorsque certains théorisent une différence entre le niveau local, qui admettrait des alliances avec le Modem, et le niveau national où il deviendrait infréquentable, et que d’autres plaident pour un rapprochement pur et simple. Nous ne saurions accepter ce nouvel avatar de la 'troisième force'. D’abord parce que nos divergences avec le parti de François Bayrou sont nombreuses et importantes. Ensuite parce que la confusion qui naît des alliances droite/gauche contribue au malaise démocratique. Enfin parce que le rassemblement des forces de gauches a fait ses preuves sur le terrain électoral."
"Nous pensons que la réunification de toutes les composantes de la Gauche politique et sociale est un horizon crédible. Nous n’avons pas d’ennemis à gauche. Engager une démarche politique qui crée les conditions de l’émergence d'un 'Parti de la Gauche' nous apparait comme un élément stratégique déterminant. Bien sûr ce dépassement n’est pas compatible avec l’adoption d’une ligne sociale‐libérale par le Parti socialiste. Prenons garde à ne pas laisser se structurer une bipolarisation au sein même de la gauche avec, d’un côté, un pôle dit de radicalité et, de l’autre, un parti dit réformiste et modéré, qui risquerait de conduire durablement à l’impuissance."

Motion D

"Nous voulons des alliances claires et nous réaffirmons notre attachement au rassemblement de la gauche. Avec nous, c’est clair : il n’y aura pas de renversement d'alliances au profit du centre. Pour nous c’est clair, le rassemblement de la gauche est prioritaire. Il n’exclut pas que le PS agisse avec d’autres démocrates. Mettons en place une véritable coordination nationale entre le PS, le PCF, les Verts, le MRC et les Radicaux de gauche, pour combattre ensemble (et non côte à côte) la politique de la droite au Parlement. Cette coordination préfigurera peut-être les bases d’un 'Parti de la Gauche'.
"A l’extrême gauche, nous disons : protester, c'est bien ; protester et agir, c'est mieux. La LCR rebaptisée 'parti anticapitaliste' peut être un aiguillon pour la gauche, non une solution."

Motion E

"Nous gardons bien sûr la stratégie d’alliance née à Épinay. Elle consiste d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche. A partir de là il est possible et nécessaire, de réunir, avec toutes les gauches rassemblées au soir du premier tour, tous les démocrates qui partagent des valeurs communes avec nous".

Motion F

Ne se prononce pas

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Dimanche 2 novembre 2008
Motions A B C D E F
Note/4 pts 0,5 3 1 2 3 0

Beaucoup de différences quand il faut passer aux propositions concrêtes.

Motion A

"L’application stricte des décisions collectives sera désormais une règle absolue : nul ne pourra plus se prétendre au-dessus du vote des militants."
"Il y a urgence à mettre un terme aux dérives vers l’hyperpersonnalisation, vers une "'présidentialisation' rampante de nos modes de fonctionnement, vers la transformation des courants d’idées en clubs de supporters.
"Internet, notamment, avec les espaces de collaboration qu’il ouvre, nous permettra d’entrer dans cette nouvelle forme d’élaboration collective d’un projet politique. Le Parti socialiste doit devenir un lieu de débat, d’effervescence intellectuelle, de confrontation d’idées au service d’une cause commune".

Motion B

"La composante démocratique sans laquelle le développement durable n’est pas concevable est à réintroduire en profondeur dans les modes de fonctionnement du parti. Ceux-ci doivent associer de manière beaucoup étroite les militants. Nous voulons une direction collective et resserrée, qui se mette à la tâche. Il est indispensable de renouveler la doctrine, l’organisation et les responsables, dont la diversité doit refléter l’ensemble des composantes de la société".
"Redonner au PS des règles stables et respectées, avec l’opposabilité de la nouvelle déclaration de principes, l’adoption de la charte éthique prévue dans les statuts mais jamais élaborée et l’éco exemplarité dans le fonctionnement et la gestion de ses moyens".
"L’ouverture des portes du PS : une politique volontariste pour accroître les effectifs :
- Multiplier les modes d’affiliation : sections locales, thématiques, d’entreprise
- Encourager la création de structures thématiques
- Campagne d’adhésion spécifique en direction des quartiers populaires et des jeunes issus de l’immigration.

Motion C

"Il est temps d’en finir avec la personnalisation des enjeux au sein du PS. Le PS doit redonner une importance à la formation et à la discussion intellectuelle. Des conventions nationales ouvertes à la 'société civile' et au reste de la gauche, doivent être organisées. Attachons nous à multiplier les occasions de débattre en pérennisant le système des Conventions thématiques tranchées par les militants avec droit d’amendement. Soumettons les résolutions finales des Congrès à la ratification des militants. Enfin, généralisons la pratique des comptes‐rendus réguliers de mandats, déjà instituée par certains responsables ou élus du Parti."

Motion D

"Ne confondons pas 2008 et 2012. Pour nous, la priorité n’est pas de désigner un(e) candidat(e) à l’Elysée dès à présent… Ce ne sont pas les instituts de sondage qui doivent fixer le cap du Parti socialiste, surtout quand, à l’instar de l’Ifop, ils sont présidés par la numéro un du Medef..."
"Nous refusons de croire au mythe de l’homme ou de la femme providentiel(le). Résistons à la dérive 'people' du débat public !"
"Nous voulons dépasser les courants pour conjuguer les engagements. Nous proposons de remettre le Parti socialiste au travail". Quand on ne réfléchit plus assez, on perd ! D’ici 2010, nous organiserons cinq Conventions nationales. Elles aborderont les thèmes suivants : la régulation du capitalisme financier et le libre échange ; la relance et la réorientation de l’Europe dans la mondialisation ; la politique économique et sociale pour reconstruire la France après Sarkozy; les nouvelles attentes sociales et familiales; les menaces contre la République et la laïcité. Grâce à la mise en commun des intelligences et des expériences, le Parti socialiste disposera d’un programme d’action pour la législature 2012-2017.
"Menons, une fois par an, une grande campagne nationale pour faire adhérer sur des bases politiques. Ouvrons les portes et les fenêtres à d’autres formes de militantisme."

Motion E

"Nous devons faire du Parti socialiste ce grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin. Un parti avec une équipe dirigeante et un leader qui incarnent une espérance, un souffle, une envie de se mettre en mouvement." Il faut "associer en permanence les militants et les sympathisants à toutes les décisions du parti, en développant la démocratie participative, organisant des consultations lors de réunions publiques ou de forums, notamment sur Internet, en appliquant cette démarche aux congrès et aux conventions."
Le PS doit en outre "encourager l’engagement des militants au-delà des campagnes électorales" et "redonner vigueur et importance à la formation et à la culture politique. Dans chaque département, ou dans chaque région, une université socialiste de la connaissance sera créée. Elle sera ouverte aux militants et sympathisants."
La motion propose en outre:
- la "généralisation de la carte à 20 euros."
- la parité homme/femmes au sein du parti

Motion F

Ne se prononce pas

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Dimanche 2 novembre 2008
Motions A B C D E F
Note/4 pts 3 3 3 3 3 1

Altermondialiste, réformiste, internationaliste, républicain, écologiste, européen, progressiste... pour la Justice Sociale et l'épanoussement de la personne humaine .

Motion A

" Nous pouvons affirmer sans complexe ce que nous sommes : un parti progressiste, résolument écologiste, et profondément européen. Nous devons offrir, autour de trois mots, qui sont non seulement des valeurs fédératrices mais des axes de travail : justice, liberté, progrès. Etre socialiste, c’est être fidèle. Nous sommes les héritiers d’une gauche au pouvoir, d’une gauche gestionnaire qui a su faire entrer notre pays dans la modernité. Ce réformisme, inlassablement, il est notre bataille."
"Assumons notre réformisme. Assumons notre internationalisme et notre choix fondamental européen. Assumons notre volonté de disputer farouchement à la droite et à tous les conservateurs de l’ordre établi les valeurs de liberté et d’émancipation humaine. Assumons enfin, pleinement, notre position pleinement écologiste."

Motion B

"Nous voulons que le Parti socialiste soit à nouveau un vecteur essentiel, non seulement de sauvegarde légitime d’acquis importants, mais aussi de transformation radicale.
En ce début du 21ème siècle, le socialisme écologique doit être notre nouvel horizon, non seulement dans les mots, mais aussi dans la démarche politique et les propositions que nous faisons à nos concitoyens".
"Parce que nous sommes socialistes, c’est-à-dire attachés à la justice sociale, la solidarité, la réduction des inégalités, nous considérons que la conjugaison des exigences de développement économique, de cohésion sociale et de protection écologique doit constituer la nouvelle cohérence".

Motion C

"L’avenir du PS ne peut être le passé de la social‐démocratie européenne. Les Socialistes doivent anticiper la société postlibérale et proposer un Etat régulateur et innovateur comme réponse à l’urgence sociale, économique et écologique. Le PS n'est pas à court d'idées. Ses valeurs sont, plus que jamais, d'actualité. Son patrimoine historique ou la relation privilégiée qu'il devrait entretenir avec le progrès, lui fournissent la matière pour bâtir un véritable projet alternatif à celui des conservateurs. Mais notre visibilité est brouillée par les concessions incessantes à une pensée qui n'est pas la nôtre. Les attentes sont importantes et nous devons y répondre avec conviction, en affirmant le projet d'une gauche décomplexée qui s'oppose résolument à l'arrogance de la droite. On voudrait nous faire croire que s’opposent, au Parti socialiste, partisans et adversaires de l’économie de marché. Pas de collectivistes chez les socialistes. Pour nous, la question n’est pas celle de l’acceptation ou non de l’existence du marché, mais celle des réponses politiques proposées pour le réguler et redistribuer les richesses. C’est pourquoi nous entendons laisser en dehors de la sphère marchande un certain nombre d’activités correspondant à des droits fondamentaux. C’est pourquoi nous n’avons pas renoncé à transformer les règles du système économique."

Motion D

"C’est un nouveau modèle de développement économique, social et écologique qu’il nous faut imaginer ; c’est une société de solidarité, de responsabilité et de libertés dont nous devons être les architectes ; c’est un nouvel internationalisme avec l’Europe au coeur que nous avons à définir. Pour que les Français retrouvent confiance dans la gauche, encore faut-il qu’elle ne se résigne pas ! L'égalité qui va de pair avec la liberté, la laïcité avec la fraternité, la solidarité avec l'émancipation : plus que jamais, les valeurs historiques du socialisme sont d'actualité. Ces valeurs, il faut les garder et les défendre. Nous devons redéfinir la carte d'identité du socialisme du XXIe siècle autour de trois orientations essentielles:
- Un projet de transformation sociale profonde. Nous voulons plus que jamais proposer aux français un projet collectif qui leur redonne de l’espérance et de la confiance en l’avenir.
- Nous voulons faire de chaque individu un citoyen doté de droits réels, donnant à chacun les moyens de prendre sa vie en main. Le JE a besoin du NOUS pour exister.
- Un réformisme ancré dans le réel d’aujourd’hui.
Assumons la nécessité d’une gauche responsable. Nous combattons sans faiblesse les excès du marché, la recherche effrénée de la rentabilité, les diktats imposés par le capitalisme financier ; mais attentifs aux conditions de la création des richesses. Nous voulons retrouver la gauche collective, créative, solidaire et joyeuse. Retrouvons cette joie d’être de gauche, d’être à gauche. Nos valeurs constituent la véritable identité de notre pays."

Motion E

Face à la mondialisation, il faut redéfinir la "politique de gauche". "C’est de cette manière que nous retrouverons le meilleur de la tradition du socialisme : celui d’un socialisme clairement réformiste. Nous devons être ceux qui mettent la démocratie au coeur de tous nos choix. Il nous faut le faire en ouvrant un large débat parmi les socialistes et leurs sympathisants. Le Parti socialiste doit être fidèle à ses valeurs, celles du progrès, de la justice sociale et de l’épanouissement de la personne humaine. Il doit savoir assumer les tâches d’un parti de gouvernement et être l’agent actif des mobilisations sociales face à la droite. Nous voulons que le Parti Socialiste redevienne le parti de la pensée".

Motion F

"Reprendre le combat des idées et du projet de société, lutter contre l’idéologie dominante pour laquelle croissance matérielle, épanouissement par la consommation et centralité de la valeur travail est l’horizon indépassable : voilà le socle, l’accord minimum qui permet à tous ceux qui partagent ce constat de nous rejoindre pour construire les fondations d’un alterdéveloppement. A travers notre approche du socialisme, de l’écologie, à travers notre vision altermondialiste".

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Dimanche 2 novembre 2008
Motions A B C D E F
Note/4 pts 3 2,5 3 4 3,5 0,5

Les socialistes français retrouvent la question européenne.

Motion A

"L’Europe n’est pas seulement notre avenir, elle est notre présent, notre horizon, et c’est dans ce cadre que doit s’élaborer notre offre politique, en lien étroit avec nos amis sociaux démocrates."
"Il faut que l’Europe acquière enfin une véritable identité politique. Cela passe par le renforcement des pouvoirs du Parlement européen, qui devra voter la totalité du budget, par la transformation des directives en projets de loi, et par la responsabilité de la Commission devant les députés européens.
"Nous voulons que le projet socialiste européen marque la volonté d’armer les Européens pour être forts dans la mondialisation.
"Nous proposons que, lors des prochaines élections au Parlement Européen en 2009, les socialistes européens se battent autour d’un socle programmatique commun comportant des propositions de mise en œuvre d’instruments de régulation économique et environnementale au plan international, d’avancées significatives sur l’harmonisation fiscale et sociale de l’Union, et de relance de projets concrets :
- protocole social
- salaire minimum européen,
- directive cadre protégeant la spécificité des services publics
- budget de l'Union Européenne porté à 1,5% du PIB des États membres
- possibilité pour l’Union européenne d’emprunter pour financer notamment les grandes infrastructures,
- nouvel Erasmus
- construction d'une communauté européenne de l'énergie
- protection des intérêts économiques fondamentaux de l’Union en se dotant des instruments juridiques nécessaires
- réussite de l'Union Méditerranéenne."

Motion B

"La question européenne a opposé les socialistes les uns aux autres dans un passé récent". Il faut aujourd'hui "mettre en place, au niveau national et européen, une véritable politique pour que les produits et technologies propres soient accessibles à tous.
- La conclusion d’un traité social européen
- Une harmonisation fiscale beaucoup plus grande
- Une réorientation beaucoup plus forte de la politique agricole
- Une nouvelle politique de l'immigration au niveau européen
- Un vaste plan de relocalisation d'un certain nombre d'activités
- Un programme européen de reconquête environnementale
- Une initiative européenne pour encadrer, limiter voire supprimer la spéculation purement financière sur les matières premières agricoles.
- La révision des textes européens pour un rééquilibrage de la propriété intellectuelle.

Motion C

"Il faut bâtir une Europe de paix et de progrès social et non une simple zone de libre échange. C’est pourquoi nous devons rendre sa finalité première à la construction européenne, celle d’un ensemble intégré à l’intérieur de ses frontières et protégé vis‐à‐vis de l’extérieur."
Parmi les mesures proposées:
- activer le tarif extérieur commun au niveau européen pour lutter contre le dumping social et environnemental.
- Baisser les taux européens. L’euro fort pénalise les exportations européennes. L’euro surévalué pousse nombre d’entreprises à délocaliser.
- Harmoniser les normes fiscales et sociales, avec notamment un salaire minimum européen.
- Relocaliser la production pour "rétablir un lien entre l’accès à un marché et la production sur ce marché".
- revenir sur l’indépendance de la BCE et sur ses statuts. Elle doit prioritairement soutenir la croissance et l’emploi
- utiliser le levier de la politique budgétaire. Cela ne sera possible que si l’UE révise le pacte de stabilité qui rogne les marges de manoeuvre des Etats‐membres.
- dégager des recettes au niveau européen pour doter l’Union d’un budget digne de ce nom et financer la solidarité avec les Etats les moins riches
- création d’un impôt européen sur les sociétés affecté au budget communautaire.
- élaboration d’un « New Deal » européen financé par l’emprunt, consacré notamment à l’innovation industrielle et la recherche
- politique d’investissement massif dans les infrastructures (classiques mais aussi numériques)
- construction d’une véritable CERI (Communauté Européenne de la Recherche et de l’Industrie)
- un moratoire immédiat sur les libéralisations en cours (postale, ferroviaire)
- une directive‐cadre doit définir les principes communs à tous les services publics et garantir les possibilités de financement public
- création d’un serpent fiscal européen concernant la fiscalité des sociétés au sein de la zone euro.
- mise en place d’un salaire minimum européen

Motion D

"L’Europe est l’espace indispensable de la régulation dans la mondialisation. Nous partageons tous l’analyse des dérives actuelles de l’Europe libérale et de la nécessité de la réorienter. La concurrence libre et non-faussée semble être devenue un objectif dominant. Sans coordination des politiques budgétaires, il n’est pas possible d’assurer le pilotage macro-économique au niveau de l’Union avec un budget communautaire représentant seulement 1% du PIB total. La politique de la concurrence est maintenant parfois plus exacerbée en Europe qu’aux Etats-Unis. L'Europe doit "réorienter les politiques européennes au service de la croissance et de l’emploi."
"La monnaie européenne doit désormais être utilisée pleinement comme un outil économique. Nous souhaitons que les objectifs de la banque centrale soient redéfinis pour intégrer, sans renoncer à la lutte contre l’inflation, la croissance et l’emploi." "Nous proposerons que l’Eurogroupe se dote d’une vraie compétence en matière de changes."
"Nous proposerons le lancement de grands emprunts afin de financer de nouvelles infrastructures (transport, énergie…),de nouvelles technologies ou dans la recherche."
"Les tarifs extérieurs doivent être justement calibrés afin de permettre à nos industries sous pression de se moderniser sans pour autant menacer la croissance des pays en développement."
L’Europe sociale est notre priorité. L’Europe doit aussi être le fer de lance du développement durable. Nous devons également poursuivre la quête d’une Europe plus démocratique dans ses institutions comme dans son fonctionnement."
- créer un salaire minimum européen
- mettre en place un droit à la formation tout au long de la vie
- défendre les services publics
- harmonisation fiscale, avec une assiette commune et un taux plancher pour l’impôt sur les sociétés
- proposer une "clause de sauvegarde sociale" qui interdise qu’une directive européenne puisse avoir pour conséquence un recul social dans un pays
- une taxe carbone
- une Communauté Européenne de l’Énergie
- une Communauté Européenne de la Recherche et l’Innovation,
- la politique agricole commune doit prendre en compte le droit à une alimentation de qualité, la santé humaine et animale l’aménagement du territoire et l’environnement.
- mettre au moins en commun les approvisionnements militaires et les programmes technologiques.
- proposer de renforcer fortement le budget européen
- "un impôt européen pourrait être créé, assis par exemple sur le bénéfice des sociétés"
- "avancer plus vite avec un premier cercle ou une avant-garde de pays euro-volontaires".
- "Nous proposerons que le Parti Socialiste Européen (PSE) indique dès avant les élections de 2009 le nom de son candidat à la Présidence de la Commission."

Motion E

"L'Union à 27 semble certes bloquée sur de nombreux dossiers, mais rien n'interdit à la France de se faire le fer de lance d'un groupe de pays pionniers, plus conscients que d'autres de l'urgence sociale et économique qui frappe les citoyens européens. Il y aurait là l'éclosion d'une ‘Europe à deux vitesses’. Mais elle serait choisie démocratiquement par les peuples, elle resterait ouverte à tous ceux qui changeraient d'avis et elle nous permettrait à tous de sortir de l'ornière".
Parmi les propositions :
- un débat sur l’avenir de l’Europe par la voie d’une consultation européenne, s’adressant directement aux peuples des 27 États-membres.
- "repenser profondément notre conception de l’Europe sociale. L’Europe sociale, c’est d’abord une Europe qui n’empêche pas les États de décider du niveau de solidarité qu’ils souhaitent. "
- "relancer l’Europe des grands projets. Nous devons créer les infrastructures transeuropéennes dont nous avons tant besoin, en matière de numérique, d’énergie ou de recherche. "
- créer "un nouveau pacte européen initié par un premier groupe de pays volontaires. Ce pacte doit promouvoir : une politique industrielle offensive soutenue par une politique monétaire favorable ; un plan d’investissement et de croissance européen fondé sur l’emprunt ; une politique énergétique capable d’assurer la sécurité, l’indépendance et la diversité énergétique de l’Union en luttant efficacement contre le changement climatique; un vrai pas en direction d’un gouvernement économique européen."
- "relancer le Dialogue social européen. Les partenaires sociaux, toujours plus sollicités au niveau national, ont un rôle à jouer, trop laissé de côté, dans l'édification de l'Europe sociale. "
- "accélérer la construction d’une défense et d’une diplomatie européennes".
- "intégrer, comme la réserve fédérale américaine, la croissance et l'emploi parmi les objectifs de la Banque centrale européenne, au même titre que l'inflation. "

Motion F

"Nous devons compléter la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne, la rendre juridiquement opposable, mettre en place un véritable droit social européen, tendre vers une fiscalité unique et à un même niveau de service public, soumettre la banque centrale européenne au contrôle du parlement européen. Ce nouvel espace politique, démocratique et citoyen, devra être au service des droits humains, être respectueux de l’environnement, et promouvoir un idéal de développement durable".

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